
Pendant plus de dix ans, Gilles Dal accompagne son fils Raphaël dans son combat contre un cancer pédiatrique rare. Entre les traitements, les espoirs, les rechutes et les instants de vie arrachés à la maladie, une existence continue de se construire, intensément, jusqu'à ce que la mort impose son silence. Comment écrire après cela ? Comment raconter lorsque l'histoire s'est arrêtée ?
Dans Rien n'est grave et autres mensonges nécessaires, Gilles Dal explore les limites du langage avec une écriture d'une rare justesse, où se mêlent souvenirs, réflexions et fragments du réel. Aux côtés des moments de tendresse, d'humour et de complicité surgissent les traces administratives de la disparition — courriers, factures, statistiques — rappelant que la mort est aussi prosaïque.
Ni journal du deuil, ni essai, ni simple témoignage, ce livre invente une forme singulière pour approcher ce qui échappe aux mots. Avec une profonde humanité, parfois traversée d'ironie, il montre que les récits ne guérissent pas les blessures, mais qu'ils peuvent offrir un point d'appui lorsque tout vacille.